ACTU POUVOIR D'ACHAT : Taxe carbone, une nouvelle TVA déguisée ?

Avant même sa présentation officielle, la Contribution Climat-Energie ou taxe carbone fais déjà grincer des dents.
Une hausse de 7 à 8 cents par litre de carburant à la pompe
Selon l’Ufip, Union française des industries pétrolières, l’application de la Contribution Climat Energie, au taux de 32 €/tonne de CO2, entraînerait une hausse de carburant de 7 à 8 cents par litre. Soit l’équivalent d’une hausse de 20% du baril de brut. Le prix du gaz devrait lui subir une hausse de 15%.
Michel Rocard, désigné pour présider le comité d’experts responsables du rapport sur la Contribution Climat-Energie, affirme que cette augmentation incitera à moins de gaspillage et à une prise de conscience écologique. Il estime le prix à payer par foyer à environ 300 € par an. Une estimation qui risque de mal passer en période de récession économique, surtout après une annonce de l’augmentation d’EDF.
Comment est-on arrivés à cette contribution Climat-Energie ?
La taxe carbone, défendue par Nicolas Hulot via sa fondation était au centre du Grenelle de l’environnement qui l’a rebaptisée Contribution Climat-Energie.
Et d’après les premières informations du rapport qui va être rendu le 24 juillet, ce n’est pas vraiment joli pour notre pouvoir d’achat.
En effet, la commission a statué d’un taux de 32 € par tonne de CO2 en 2010 ou 2011, selon l’année fiscale de mise en place. Une taxe qui s’alourdirait de façon conséquente puisque le prix de la tonne est prévu à 100 € en 2030 !
Ne seront taxées que les énergies fossiles : gaz, fioul domestique, essence et rien pour l’électricité, même si Michel Rocard n’exclut pas, à terme, cette possibilité. C’est donc d’après ces informations que l’Ufip a estimé la hausse du prix du carburant et que l’on extrapole la hausse du gaz.
Une compensation très floue et une patate chaude envoyée à Bercy
Cette taxe est donc un impôt indirect ramené au secteur de l’énergie. Et, comme tous les impôts indirects dont la TVA, cette taxe ne fait pas la différence entre les bas et les hauts revenus. Les industries, déjà soumises aux quotas européens ne seront pas taxés, seulement vous et moi! Même s’il est vrai que les industries sont lourdement taxées par ailleurs. Certaines mauvaises langues affirment que c’est une taxe pour remplacer le manque à gagner de la disparition de la taxe professionnelle. Si on lit les premiers éléments du rapport de l’ancien premier ministre (socialiste, si si), la compensation devrait être accordée aux ménages les plus instables et aux secteurs les plus touchés…Quand ? Pour qui ? Quel montant ? Autant de questions qui restent sans réponse. Peut-être que Christine Lagarde pourra nous en dire plus ?
Et vous, comment allez-vous compenser cette baisse de votre pouvoir d’achat ?
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