La TVA baisse, la restauration se divise

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ACTU POUVOIR D'ACHAT : La TVA baisse, la restauration se divise

La TVA baisse, la restauration se divise
Un mois après la baisse de la TVA, le premier bilan confirme la baisse des prix dans la moitié des restaurants à Paris. Pourtant, certains tardent à faire profiter leur clientèle, sous prétexte d’une conjoncture difficile. Selon eux, « on ne peut pas faire de cadeaux à tout le monde! »

L’engagement vis-à-vis des clients a porté ses fruits

Certains sont enthousiastes jusqu’à faire baisser les tarifs sur 85% de leurs produits, de 3 à 5% en moyenne, comme Le Ragueneau, un bar restaurant chic à proximité du Louvre. Selon Mr. Sitz, le patron, le résultat est encourageant : fidéliser la clientèle principale du restaurant (70% des habitués sont du quartier) tout en créant une nouvelle clientèle lors de l’Happy hour, avec les boissons en promo tous les jours de 16h à19h30.

D’autres ont même vu leur chiffre s’envoler en ces temps moroses, comme le Jet Lag, un autre bar restaurant dans le 2e, dont Christophe le gérant nous affirme son engagement : « Maintenant, il faut qu’on joue le jeu. Aujourd’hui 1 restaurant sur 5 ferme déjà. Si tout le monde ne répercute pas la baisse dans les prix, demain ce sera 1 sur 4 voire 1 sur 3 qui vont être fermés.»

Optimiste en attendant sa prochaine facture de la TVA

Au Helem, restaurant traditionnel libanais niché dans la rue Saint-Denis, la baisse de la TVA permet à  Mr Elie, le patron, de faire des fleurs à ses clients: moins 10% sur les menus. Ce dernier nous explique que, récemment, une lettre d’invitation a été envoyée à ses clients fidèles, comprenant 50% de réduction sur un repas du soir. Pour l’instant, il attend impatiemment sa nouvelle facture mi-août pour faire le bilan et pour mettre en place un éventuel recrutement ou une augmentation de salaire.

A l’ère de l’e-commerce, il compte aussi sur le bouche à oreille sur Ia Toile : il prend le pari que l’appréciation de ses clients, souvent jeunes et branchés, vont lui faire de la pub gratuite sur des sites spécialisés.

Un pas en avant, un pas en arrière

A côté, pas mal de restaurants peinent à couvrir leurs frais quotidiens. « Pas de hausse de clients suite à la baisse des prix », c’est souvent leur argument pour justifier leur manque de motivation depuis l’entrée en vigueur de la TVA à 5,5%.

Il existe des restaurateurs qui ont baissé leur prix en faisant grise mine ! Seul objectif, ne pas être en retard comparé à leurs confrères. Un restaurant appliquant moins 10% sur les repas du midi dans la rue Montorgueil, nous a confié vouloir ramener à la normale l’addition dès la rentrée. Pour lui, la baisse de prix équivaut à une diminution de marge sans voir augmenter le nombre de clients par jour. Il préfère reconstituer la trésorerie, car celle-ci, depuis l’ouverture il y a 3 mois, est à découvert.

D’autres patrons se sucrent avec une addition aussi salée qu’avant

Plus surprenant encore, Le resto-bar-club Le Pavillon, disposant d’une clientèle jeune, n’a appliqué aucune baisse dans ses menus et n’envisage aucun changement. Pourtant le responsable reste confiant en sa stratégie osée « Il y a toujours plein de monde ici, sauf pendant les vacances. Les gens ne regardent pas les prix. A la rentrée, on va forcément recruter 2 ou 3 personnes.» Ouf, nous voilà rassurés sur un point.

Christophe, le responsable affirme qu’« un éventuel contrôle pourrait avoir lieu dans des grandes chaînes, comme Hippopotamus, et que l’administration n’aura pas le temps de s’occuper de nous. »

Un mois après la baisse de la TVA, le premier bilan confirme la baisse des prix dans la moitié des restaurants à Paris. Pourtant, certains tardent à faire profiter leur clientèle, sous prétexte d’une conjoncture difficile. Selon eux, « on ne peut pas faire de cadeaux à tout le monde! »
L’engagement vis-à-vis des clients a porté ses fruits
Certains sont enthousiastes jusqu’à faire baisser les tarifs sur 85% de leurs produits, comme Le Ragueneau, un bar restaurant chic à proximité du Louvre. Le résultat est encourageant : fidéliser la clientèle principale du restaurant (70% des habitués dont du quartier) tout en créant une nouvelle clientèle lors de l’Happy hour, avec les boissons en promo tous les jours de 16h à19h30.
D’autres ont même vu leur chiffre s’envoler en ce temps morose, comme le Jet Lag, un autre bar restaurant dans le 2e, dont le patron nous affirme son engagement : « Maintenant, il faut qu’on joue le jeu. Aujourd’hui 1 restaurant sur 5 ferme déjà. Si tout le monde ne répercute pas la baisse dans les prix, demain ce sera 1 sur 4 voire 1 sur 3 qui vont être fermés.»
Optimiste en attendant sa prochaine facture de la TVA
Au Helem, restaurant traditionnel libanais niché dans la rue Saint-Denis, la baisse de la TVA permet à  Mr Elie, le patron, de faire des fleurs à ses clients: moins 10% sur les menus. Ce dernier nous explique que, récemment, une lettre d’invitation a été envoyée à ses clients fidèles, comprenant 50% de réduction sur un repas du soir. Pour l’instant, il attend impatiemment sa nouvelle facture mi-août pour faire le bilan et pour mettre en place un éventuel recrutement ou une augmentation de salaire.
A l’ère de l’e-commerce, il compte aussi sur le bouche à oreille sur Ia Toile : il pend le pari que l’appréciation de ses clients, souvent jeunes et branchés sur Internet, vont lui faire de la pub gratuite sur des sites spécialisés.
Un pas en avant, un pas en arrière
A côté, pas mal de restaurants peinent à couvrir leurs frais quotidiens. « Pas de hausse de clients suite à la baisse des prix », c’est souvent leur argument pour justifier leur manque de motivation depuis l’entrée en vigueur de la TVA à 5,5%.
Il existe des restaurateurs qui ont baissé leur prix en faisant grise mine ! Seul objectif, ne pas être en retard comparé à leurs confrères. Un restaurant appliquant moins 10% sur les repas du midi dans la rue Montorgueil, nous a confié vouloir ramener à la normale l’addition dès la rentrée. Pour lui, la baisse de prix équivaut à une diminution de marge sans voir augmenter le nombre de clients par jour. Il préfère reconstituer la trésorerie, car celle-ci, depuis l’ouverture il y a 3 mois, est à découvert.
D’autres patrons se sucrent avec une addition aussi salée qu’avant
Plus surprenant encore, Le resto-bar-club Le Pavillon, disposant d’une clientèle jeune, n’a appliqué aucune baisse dans ses menus et n’envisage aucun changement. Pourtant le responsable reste confiant de sa stratégie osée « Il y a toujours plein de monde ici, sauf pendant les vacances. Les gens ne regardent pas les prix. A la rentrée, on va forcément recruter 2 ou 3 personnes.» Ouf, nous voilà rassurés sur un point.
Christophe, le responsable affirme qu’« un éventuel contrôle pourrait avoir lieu dans des grandes chaînes, comme Hippopotamus, et que l’administration n’aura pas le temps de s’occuper de nous. »








Boy scoop le 31 juillet 2009 Lu 1 553 fois 2 commentaires

2 commentaires »

  • Ragueneau a dit:

    Bonjour à tous,
    Je tenais a remercier l’équipe d’ »une vie moins cher » pour leur acticle sur notre établissement concernant la baisse de la TVA.
    Premièrement il est précisé que nous avons baissé nos tarifs sur 85% de nos produits alimentaires … c’est vrai mais seulement une baisse de 3 à 5%.
    La raison est simple je préfère baisser mes prix de 3 à 5% sur 40 articles plutot que de 11,8% sur 7 articles seulement et souvent les restaurateurs choissisent ceux les moins vendus!!. Toutefois nous avons baissé de 11.8% les cafés, eaux minérales.
    Deuxièment, nous avons joué le jeux puisque nous avons embauché 1 personne en temps partiel pour le soir et 2 apprentis (1 en salle et 1 en cuisine).
    Troisièmement nous avons augmenté les rémunérations des personnes en CDI temps plein et mis en place une « très bonne mutuelle » pour l’ensemble du personnel.
    Enfin, nous avons engagé 26000€ de travaux de rénovation de notre cuisine au sous-sol!
    De ce fait je pense avoir bien joué le jeux et attend de voir les résultats d’ici quelques mois.

    La direction.

  • Blogradin a dit:

    Je pense que cette idée de réduire la TVA était mauvaise car au final tous les restaurateurs ne jouent pas le jeux (donc tous les contribuables leur font un cadeaux) quant à ceux qui jouent le jeux, ce sont souvent les grandes chaines qui en profitent pour faire leur pub (communication financée par le contribuable). Quant aux autres cas, il y a fort à parier que même s’ils emploient de nouveaux serveurs ou baissent un peu leur tarifs, ils en profiteront pour se faire une petite marge au passage…