ACTU POUVOIR D'ACHAT : 1er juin : le RMI est mort, vive le RSA !

Expérimenté depuis fin 2007 dans 17 départements témoins, le Revenu de Solidarité Active (RSA) voit le jour ce 1er juin dans le but d’apporter un complément aux foyers à bas salaires et aux travailleurs à temps partiel. Le bébé de Martin Hirsch est-il soluble dans la crise économique actuelle ?
Une démarche simplifiée pour les allocataires du RMI et API
Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté et haut commissaire à la Jeunesse (je ne l’écris qu’une fois, rassurez-vous), a voulu centraliser les aides perçues pour les minima sociaux sous un seul organisme, le RSA. Les bénéficiaires du RMI et de l’Aide aux parents isolés (API) sont automatiquement reversés à ce nouveau régime.
En quoi le Revenu de Solidarité Active est-il solidaire ?
Tout d’abord, le RMI était mal calculé et un retour à l’emploi partiel baissait les ressources de l’allocataire. Le dispositif RSA favorise donc plus facilement un retour au travail en s’adaptant aux ressources financières du bénéficiaire. De plus, celui-ci aura un interlocuteur unique pour l’accompagner dans sa recherche d’emploi ou sa reprise d’activité. Les premiers rapports sur les résultats des départements pilotes étaient positifs avec 10% de retour à l’emploi en plus par rapport aux zones témoins.
Le dispositif RSA est-il viable ?
Successeur du RMI, mis en place il y a 20 ans, le RSA est selon Martin Hirsch « à double effet : un effet direct sur le retour à l’emploi des personnes en difficulté, et son deuxième effet, c’est de soutenir des gens qui ont des revenus modestes, qui travaillent déjà et (…) sont sous le seuil de pauvreté ». On applaudit des deux mains si ce n’est que la CGT s’insurge déjà en dénonçant la radiation du bénéficiaire du RSA au bout de deux offres d’emploi refusées. On peut aussi se poser la question de son financement : le RSA a été conçu (ainsi que son budget prévisionnel) en 2005 pour faire baisser de 700 000 le nombre de Français sous le seuil de pauvreté ; qui était à l’époque estimé à 8 millions. Rappelons-nous qu’en 2005, le chômage était en baisse et nous étions en période de croissance ; le RSA était alors déjà estimé à 9,8 milliards d’euros.
L’Etat aura-t-il les moyens nécessaires pour financer le Revenu de Solidarité Active alors que son déficit ne peut pas éternellement dépasser le seuil de 3% du PIB fixé par l’Europe ? Déficit ayant presque doublé le montant du seuil cette année (5,6%).
Pour de nombreux Français, le RSA est une réelle bouffée d’oxygène mais l’Etat a-t-il les moyens de ses ambitions ? Et vous, vous en pensez quoi ?




Belle initiative de Mr Martin Hirsch qui montre encore une fois que c’est un homme de grande valeur. Pour moi le RSA va aider les ménages les plus pauvres à s’en sortir tout en restant actifs. J’ai moi-même été au R.M.I pendant 3 ans et je peux vous assurer qu’on ne vit pas avec, on survit à peine! Longue vie au RSA!